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vendredi 21 mars 2014

Le blogueur réactionnaire mesquin

Jacques Etienne est un blogueur de droite qui ne m'aime pas et qui fait plusieurs billets par semaine, quand il est en forme, pour me chier dessus ce qui fait bien rigoler ses lecteurs réactionnaires qui ne m'aiment pas vu qu'en ai virés certains de mon blog. Globalement, ces braves gens voudraient débattre dans les blogs mais ne comprennent pas qu'on puisse ne pas être d'accord avec eux. Cela explique sans doute pourquoi, en partie, la gauche est au pouvoir...

Aujourd'hui, il se base sur une de mes réponses à un commentaire (plus exactement sur une phrase d'une réponse), pour sortir une tartine idiote. Mais quand on est bête, on a souvent du mal à l'admettre.

Notre blogueur fait des considérations géostragiques de haute voltige visant à convaincre ses lecteurs que je ne raconte que des conneries, le tout sur la base d'une vague réponse que j'ai faite à 20h52 en arrivant à la Comète après une journée de travail (et de blogage). 

J'avais écrit, de mémoire : "la Russie n'est pas riche et l'Ukraine se rapproche de l'Europe". Vous m'expliquerez en quoi mes propos sont erronés ? Ils sont certes courts mais je ne ponds jamais de tartine avec mon iPhone surtout en arrivant au comptoir : j'ai mieux à faire.

Comment un type peut-être assez mesquin pour rebondir sur une petite phrase parfaitement exacte pour écrire les âneries qu'il a écrites. C'est un mystère.

L'Ukraine se pose la question : dois-je me rapprocher des Européens ou des Russes pour parfaire mon développement économique ? Ils ont choisi les Européens et j'aurais fait pareil. Les habitants de ce pays préfèrent se tourner vers nous.

Maintenant, que le blogueur imbécile nous explique en quoi le rattachement de la Crimée à la Russie assurera la richesses, le bonheur et tout ça aux habitants de la péninsule.

Nous pouvons le dire : Jacques Etienne cherchant à démontrer qu'il est un trou du cul, il y arrive très bien.

samedi 1 mars 2014

Le blogueur de droite au blog laid

C'est en tombant sur le dernier billet de Corto grâce au machin d'alertes que je me suis rappelé qu'il fallait que je fasse mon bilan des quatre blogs vu qu'on est le 1er. Corto74 y parle de ses chiffres. Il est content. C'est un billet où il me tombe dessus, comme souvent. Il faut dire que j'avais fait un billet pour dire que son blog est moche. Il faut dire qu'il était 23h45. Faudrait pas boire.

Il se défend, le bougre. Il paraît que je serais obsédé par lui. Pas du tout ! J'avais fait le billet en réaction à son billet à propos de Stopbashing. La bande de béni oui oui qui le félicitent est impressionnante ! 82 commmentaires (probablement la moitié depuis puisque, comme moi, il répond à tout le monde).

Je vais lui répondre à mon tour, où, plus précisément à ses commentateurs.

Tout d'abord, il faut rétablir la vérité. Tant que la droite était au gouvernement, nous vivions en bonne intelligence. A partir du moment où il a été à peu près évident que la gauche allait gagner, Corto a commencé à nous envoyer chier. Il avait bien profité de nous pour asseoir la popularité de son blog mais n'avait plus besoin de nous. Ensuite, c'est après le 6 mai que les autres ont commencé à se détourner de nous.

Je me rappelle l'avoir déjà écrit récemment mais je n'aime pas spécialement les mensonges : nous n'avons pas changé, les blogueurs de droite n'ont pas supporté la défaite. L'éternel procès en illégitimité.

Le deuxième point qui me chiffonne est que ces imbéciles, semblent persuadés que je vire tous les commentaires qui ne vont pas dans mon sens. Il suffit de regarder les commentaires des deux blogs pour se faire une idée. Il n'y a personne qui contredit Corto : il a viré tous les commentateurs de gauche.

Regardez maintenant les commentaires chez moi : la moitié viennent d'opposants, de gauche comme de droite. C'est assez drôle. D'ailleurs, en réponse à Koltchak, qui vient chez moi assez souvent, Corto écrit : « @Koltchack: tu as tout ce qu il faut pour que ces olibrius te vomissent, or, ils ne le font pas, serait-ce parce que tu leur servirais de caution " ouverture" , " on discute avec tout le monde ". Note quand même que tu es quasiment le seul du bord opposé à être accepté sans être insulté. Je n ose imaginer qu ils te laissent commenter un peu à la façon dont on invite un con pour dîner ? »

Les commentateurs d'opposition sont virés de chez Corto mais je les tolère parce qu'ils me servent de caution.

C'est ainsi que je tolère Didier Goux, Koltchak, Skandal, Marco Polo, Corto (il a encore commenté récemment, si si..., dès que je commente chez lui, il supprime mon commentaire), Jacques Etienne (c'est lui qui est parti), Michel Desgranges,... Pour ne citer que les commentateurs de droite, sans compter mon copain FalconHill mais qui n'est jamais virulent. Je ne vire personne sauf qui se font lourds en ne sachant pas faire un constat de désaccord ou qui font des commentaires trop longs.

Pouvez demander à Skandal ! Je le vire tous les mois mais ne l'empêche jamais de revenir.

Merci à mes cautions !

Enfin, il passe une bonne partie de son billet, Corto, à se justifier. Son blog a beaucoup de lecteurs, beaucoup de commentateurs,... il est donc très bien. La plupart des lecteurs, comme partout, son apportés par Google et partent au bout de deux secondes mais la plupart des blogueurs connaissent le phénomène : ce n'est pas le nombre de lecteurs ou de commentaires qui fait la qualité.

Etudions donc les statistiques de mon propre blog politique, je ne connais pas les siennes.

Mon billet le plus lu cette semaine est celui où je le reprends suite à sa fiente à propos de Stopbashing. Le troisième est un truc avec un titre comme « rigolons des militants UMP ». Le deuxième est un machin où je parle du remaniement pour me moquer de ceux qui en parlent. Le quatrième est un texte pour soutenir le candidat UMP de ma commune parce qu'une campagne d'affiches pornos avec lui dedans a été faite.

Mon billet du mois qui a le plus été vu est celui où j'annonce l'effondrement de la muraille du château de Pontivy (je ne disais rien – trois lignes – mais comme la presse n'en parlait pas, je me disais que ça allait attirer du monde). Le suivant est un billet sur les municipales à Rennes, ville que je ne connais pas, parce qu'il a buzzé dans les réseaux sociaux de la ville où j'ai des copains. Les supporters du PS était ravis qu'un blog « national » s'intéresse à eux. Il y a aussi une vanne sur Marine Le Pen et des billets d'humeur, comme celui-ci où je critique le gouvernement.

Aucun des billets de fond que j'ai pu faire n'a dépassé 600 visites (à propos de NDDL, les taxis,...).

Mais, au moins j'en fais...

Et sur Stopbashing (ou n'importe qui peut écrire), j'arrive à voir assez facilement que l'audience ne dépend que de détails dans le titre du blog...


Elles sont rigolotes, ces blogowars... C'est reparti comme la grande époque ? Non... Il y a beaucoup de haine. La droite ne sait que haïr la gauche quand elle est au gouvernement.

mardi 9 juillet 2013

Cher Babordeur

Cher ami Babordeur,

Je te remercie pour ton gentil mot d’hier mais je dois avouer que je n’y comprends pas grand-chose. Peut-être n’en ai-je strictement rien à foutre ce qui pourrait expliquer mon état dubitatif, ce matin. Que l’on vienne te demander des comptes à notre sujet, nous autres, les blogueurs estampillés de gouvernement, ne me regarde pas.

Si tu as besoin de te justifier de fréquenter des gens, c’est que tu es mal dans ta peau. A une époque, on m’avait reproché de fréquenter des réactionnaires : j’ai envoyé chier tout le monde avec un seul argument. Je fréquente qui je veux et je ne choisis pas mes amis, ils viennent à moi. Je suis un être humain, pas une espèce de robot péremptoire de chez Twitter.

Pour ma part, j’ai déserté plus ou moins Twitter pour la politique, utilisant ce machin comme un réseau social, tu sais, un truc pour papoter avec des potes. J’y raconte un maximum de bêtises mais évite d’y aborder les nuances de la gauche, elles me sortent par les trous de nez et, le cas échéant, j’ai un blog politique et sa présente annexe pour en parler.

Je vais néanmoins tenter de répondre à ta missive point par point.

Petit 1 : « On nous demande de te définir, on voudrait même parfois que nous dressions une liste. » Ben oui, tu t’adresses à nous et tu ne sais pas qui on est.

Petit 2 : « On pense que notre ambition est de te démolir, te maraver, te cartonner, te faire mordre la poussière (entoure la mention qui te convient). » C’est amusant, je m’en fous totalement. C’est à toi de te justifier avec ce « on » dont je crois devinez les contours.

Petit 3 : « On nous reproche de parler avec toi (si si), d’être courtois (autant que faire se peut), de ne pas refuser le dialogue avec le social-traître que tu es. » Je ne crois pas parler avec beaucoup d’entre vous. J’ai tendance à unfollower voire à bloquer ceux qui viennent me chercher pendant mes heures de loisir. Mon côté soupe-au-lait.

J’interromps temporairement la rédaction parce qu’il me semble que Juan a répondu aussi à ton courrier. A la lecture, je ne sais même pas de quoi il parle. Moi, le matin, je prends l’actualité et j’en fais des billets de blog. Ce matin, j’ai même été fainéant puisque j’ai repris des informations de deux billets pour en faire deux à mon compte, un pour taper sur l’UMP, l’autre pour évoquer le Grand Paris. Deux petits billets. J’essaie d’évoquer des sujets qui m’intéressent et qui servent à quelque chose. Je conserve mon annexe pour envoyer des plis à d’autres blogueurs. Depuis quelques jours, ce sont surtout les blogs de droite qui prennent dans la tronche, ça me parait plus utile. Bon, je reprends ma lecture.

« Tu vois comme c’est simple ? Mets-toi un peu à notre place. » Ben non, pourquoi irai-je me mettre à votre place ? Je me fous de ce que tu peux faire ou prendre. Tu n’es pas le centre du monde à part pour toi comme je suis le centre du monde pour moi.

« Blogueur de Gouvernement, qui es-tu ? » Ah ! Une question intéressante. Tu donnes une définition qui ne me convient pas totalement parce tu donnes l’impression que l’on est calculateur. J’avais un blog « familial » et, un jour, j’ai eu envie de parler politique, c’était fin 2005. J’ai donc créé mon blog politique. De fil en aiguille, j’ai rencontré d’autres blogueurs et mon blog a commencé à monter dans les classements parce que j’étais bien le seul à n’avoir rien à foutre de la politique. Ce qui m’intéresse, dans les blogs, ce sont les relations avec les copains. Du coup, je me suis retrouvé « blogueur emblématique ». La campagne pour la primaire de 2011 est arrivée et j’ai choisi François Hollande. Les copains de son équipe web m’ont proposé de leur filer un coup de main, j’ai accepté. Voilà l’histoire. Je me suis retrouvé dans l’équipe web de campagne et, ayant soutenu un candidat, je n’allais pas le lâcher comme une vieille chaussette…

« Tu t’es sans doute réjoui de son élection (nous aussi tu sais, nous avons eu notre moment d’euphorie le 6 mai 2012). Et depuis, tu soutiens. Pas tout, pas tout le temps, pas indéfectiblement, mais suffisamment souvent pour qu’on te le fasse remarquer. Tu auras beau jeu de nous dire que tu as protesté contre l’ANI ou que les dernières saloperies de Manuel Valls te révoltent, tu es un soutien. » Je n’ai pas parlé de Manuel Valls (ou très peu), je n’ai pas protesté contre l’ANI : j’ai salué la méthode mais j’étais déçu par le résultat. J’ai critiqué le CICE et l’augmentation de la TVA. Mais je n’ai pas la prétention de croire que l’on pourrait mener une politique qui me satisfait sur tous les points. Pour le reste, je préfère le climat qui règne maintenant sur la vie politique française que celui qui régnait il y a quatorze mois et des brouettes. Tu me trouveras probablement un peu léger mais je n'ai aucun moyen d'action pour obliger l'Etat à changer de politique.

« Nous ne savons pas trop si tu vois ou non la ligne libérale suivie par ce gouvernement, mais tu t’en accommodes. » Je m’en accommode parfaitement. Par exemple, le gouvernement a permis le mariage pour tous, ce qui me semble libéral. Je suis fatigué par ces internautes de la vraie gauche qui confondent le libéralisme et le capitalisme financier.

« Tu penses (sincèrement ?) que la politique menée est une politique de gauche. » C’est surtout toi qui pense qu’elle n’est pas de gauche parce que tu voudrais que toute la gauche soit comme toi. Comme je le disais dans mon billet d’hier, les blogueurs réactionnaires pensent que la politique de Nicolas Sarkozy était socialiste (car elle était particulièrement interventionniste). Je sais, c’est grotesque. Mais vu de l’autre côté aussi…

« Blogueur de Gouvernement, notre cible, notre punching-ball ? Tu ne serais pas un peu parano ? » Là, je ne comprends plus. C’est toi qui parlait d’un « on », plus haut. Moi, quand un type me prend pour cible, je l’insulte, je l’unfollowe et s’il passe à la Comète, je lui offre une bière.

« Au cas où tu ne l’aurais pas encore remarqué, les personnes nous importent peu. » C’est bien ce que je te reproche. Doublement, d’ailleurs. D’une part, tu devrais t’intéresser aux personnes, ça t’aiderait à avoir une vision politique de la France d’autant qu’il me semble intéressant de penser qu’on fait de la politique pour les autres. Mais moi, je suis réellement de gauche. D’autre part, tu vocifères dans les réseaux sociaux. Si les personnes ne t’importent pas, je peux te suggérer la médecine.

« Nous ne nous arrêterons pas de tirer à feu nourri sur ce gouvernement tant que nous trouverons ça nécessaire. » Fais, fais… Je n’ai pas vu dans Babordage un seul sujet de fond sur la politique. Ce qu’on doit faire, les conséquences, …

« Mais si tu restes entre nous et la cible, dans la ligne de mire, tu n’es pas à l’abri de te prendre une balle dans la tronche. » Tu deviens hargneux, méchant et bête. Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes dans les réseaux sociaux. Cela étant, je ne sais pas vraiment à qui tu t’adresses. C’est un peu comme si tu disais : on hésitera pas à leur tirer dessus, à ces méchants blogueurs de gouvernement, car on est aussi voire plus à gauche que toi nananère.

« Tu n’es pas notre objectif, tu es un dommage collatéral. Les guerres propres n’existent pas, tu le sais bien. » Reste calme. Nous ne sommes pas en guerre. Nous ne sommes pas des dommages collatéraux. Les dommages collatéraux sont les Français, tu sais, ce machin qu’on appelle le peuple. Tu peux commencer à préparer le retour de Sarko au pouvoir en 2017, c’est ton problème.

« Blogueur de Gouvernement, tu nous parles, nous te répondons (et vice versa). Et tant pis pour ceux que ça dérange. » Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop long pour justifier à « on » que tu nous parles ?

« D’abord, nous parlons avec qui nous voulons. Ne nous fais pas dire ce que nous n’avons pas dit, nous ne parlons pas avec tout le monde, mais nous apprécierions assez que l’on nous laisse faire le tri nous-mêmes. » Ah ! Ben là, dans le courrier que tu m’envoies, on dirait bien que tu ne t’adresses plus du tout à moi… Mais à ce mystérieux « on ».

« Si nous avons une toute petite ambition, elle n’est pas de faire basculer l’électeur du parti chrétien-démocrate vers le parti ouvrier indépendant ; mais bien de convaincre l’électeur du parti socialiste de la publicité mensongère que constitue le nom de ce parti ; et que s’il veut voter à gauche, il devrait changer son fusil d’épaule (on file la métaphore militaire tavu ?) » C’est amusant, tu n’as toujours rien compris à l’influence des blogs. Tu as quoi, 10000 lecteurs par mois, 20 000 ? Allez ! On va dire 45 000. C’est plus simple pour les calculs, il y a 45 millons de personnes inscrites sur les listes électorales. Il y a donc 999 électeurs sur 1000 qui ne lisent pas ton blog. D’ailleurs, ton blog est fréquenté exclusivement soit par des gens qui sont déjà convaincus parce que tu as à dire, soit par des lascars comme qui viennent voir, de temps en temps, ce que vous avez pu inventer.

Si les blogs peuvent avoir une influence, c’est en jouant collectif. C’est un truc de gauche, tu devrais connaître.

« Un jour, peut-être, tu feras un pas vers nous. » Serais-tu en train d’expliquer à ce fameux « on » que tu espères nous retourner ?

Serait-il si dangereux que ça ou est-il un simple clown, comme tant d’autres, qui se prend au sérieux dans Twitter ?

Dans l’attente, si on pouvait arrêter de ridiculiser la blogosphère avec ce genre de propos. Tiens ! Le pape a dit des trucs très bien, à propos de l’immigration. Tu as un avis là-dessus ? Et les 50 morts, au Caire, hier, qui se sont fait tirer dessus par l’armée qui a fait un coup d’Etat ? C’est compliqué à évoquer pour un blog de gauche ?

Et Abidal qui revient à Monaco, hein !, tu y penses à Abidal qui revient à Monaco ?

Cordialement,
Nicolas

vendredi 3 mai 2013

Une blogowar, ça s'entretient !

La blogowar est tout un art, surtout quand il faut la conserver au coin du feu. Le blogowarior têtu ne manquera pas de rappeler qu’il n’est pas à l’origine du conflit. Tenez ! Dans celle qui m’oppose à Corto, c’est un tweet de sa part qui a déclenché les hostilités. En fait, il avait tiré avant, mais je n’avais rien vu parce que je ne lis pas son blog sauf depuis quelques jours, pour rigoler. Lui, non seulement il lit le mien, mais il explore mon compte Twitter.

Dans une avant-dernière étape, il m’a jeté en pâture à ses lecteurs en me traitant d’idiot et en précisant bien dans le titre qu’il le prouvait. J’ai donc fait un billet pour démontrer qu’il était profondément débile. J’ai été gentil. Je n’ai pas fait état de sa sexualité à lui, pourtant affichée sur son blog, mais qui rendrait le propos encore plus rigolo.

Néanmoins, il est temps de passer à une deuxième étape. Comme il parlait de moi dans ce billet, j’ai eu l’idée de lire les commentaires. Je vais leur faire une réponse globale.

Corto et moi, nous étions potes. Moi, le « number one indéboulonnable » de l’époque et lui, le « rare blogueur de droite ». Il venait commenter chez moi, nous étions nos contradicteurs respectifs. C’était à une époque où il avait un autre blog. Vous pouvez lire le dernier billet. Je vous en livre un long extrait, c’est quand il a décidé de migrer son blog chez Blogspot :

« Un grand merci à tous ceux qui vinrent ici, un grand merci à tous ceux qui me suivront là-bas, un grand merci à Marianne et ses billets que nous retrouverons aussi, un grand merci à cet empaffé de nicolas qui n’a eu de cesse de me faire changer de plateforme, un grand merci à Didier Goux, un grand merci à tous ceux, ci-dessous, qui un jour ou l’autre m’ont fait la gentillesse de me linker !
Dans la liste des blogs, j’ai supprimé ceux que je ne fréquente pas ou plus.

Un jour, Corto a eu suffisamment de succès. Il n’avait plus besoin de moi. Il a donc arrêté de supporter la contradiction et m’a envoyé chier. Tant pis ! J’en ai vu d’autres. Dans la liste, d’autres m’ont également envoyé chier mais plus tard, après l’élection de François Hollande. Ils étaient frustrés, peut-être. On leur avait volé une victoire. Pourtant la défaite était évidente.

Revenons aux commentaires suite au billet où il me charge. Vous allez voir, ils sont mignons, mais je ne peux pas tout citer.

Un certain Mat : « Jegoun aboie et la caravane passe. Gardons notre calme. » Peu importe. La réponse de Corto : « @mat: je suis on ne peut plus calme, c'est les joies du blogage, on y croise des gens supers et... des idiots. » A une époque, il me suçait la bite pour monter dans les classements de blogs et du jour au lendemain il m’a considéré comme un idiot. Amusant, non ?

Crétinus machin (je le connais, il commente les blogs réacs) : « Le Jegoun n'a que l'importance qu'on veut bien lui donner. » Je suis d’accord. Je m’accorde d’ailleurs beaucoup d’importance. Corto m’a donné de l’importance lorsque j’apportais de la visibilité à son blog. Réponse de Corto : « @Cretinus: Certes, certes n a t il de l importance que dans la sphère où il évolue. Pas une raison non plus pour le laisser dire n importe quoi. » Je ne dis pas n’importe quoi mais peu importe.

Je vais faire un aparté puisqu’il parle de sphère : regardez bien les commentaires. Tous lui sont favorables. Il vit dans un monde où tout le monde lui dit qu’il a raison. Etrange sphère, celle des réactionnaires neuneus ?

Crétinus : « Mais si, bien au contraire ! Qu'il continue à dire n'importe quoi. Les gens jugeront. Enfin... ceux qui ont encore une capacité de discernement. » C’est la question du débat politique : qui a du discernement. En l’occurrence, Corto se comporte comme un fou à la recherche de reconnaissance (ce qui n’est pas une tard, quitte à raconter des conneries sur le web, autant en tirer satisfaction).

Corto : « Cretinus: ceux qui ont encore une capacité de discernement... c'est bien là que le bât blesse » Je traduis : tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Corto sont des débiles.

Pierre : « Il est un pur produit de la doctrine progressiste. Il use des mêmes méthodes. Mensonges, insultes et censure. Et sa cour ose dire qu'il aime son prochain". Celle-là je ne m'y attendais pas. » Je ne sais pas ce qu’est la doctrine progressiste, mais je connais Pierre... Quels mensonges ? Les insultes ? Il parle du tweet de Corto et des attaques qu’il m’envoie ? Censure : oui ! Je l’ai interdit de commenter chez moi et j’ai viré ses commentaires, le pauvre chou. A ma décharge : il est trop con, ça nuit à l’ambiance du blog. Ma cour ose dire... Je suis en train de faire un billet à propos de la cour de Corto...

Aristide : « De toutes façons son credo c'est parler sans rien savoir. C'est marqué en haut de son blog. Alors il peut bien critiquer sans avoir lu ou fait le moindre effort pour comprendre. Ca revient au même. » Je préfère avouer mon incompétence plutôt que de prétendre tout connaitre. Il est mignon, lui ! Qu’il me cite un seul blogueur qui a lu l’intégralité de la loi de la décentralisation...

Corto : « @aristide: tu as raison . ce qui est drôle tout de même, et révélateur, c'est la capacité qu il a, reconnaissons lui au moins cela, à entraîner dans sa bêtise toute une meute d'affidés. Il est peu comme un chien, il chasse en meute. » Mouarf ! Je suis justement en train de m’intéresser à la meute d’affidé de Corto. Ma meute est essentiellement composée de blogueurs de droite qui viennent m’apporter la contradiction.

Pangloss : « Le pauvre! Je le lisais pendant les primaires socialistes (il était même dans mes liens!). Il était déjà rigolo dans son "groupisme" hollandiste mais il argumentait. Il a commencé à s'énerver pendant la campagne présidentielle et depuis l'arrivée de Pépère à l'Elysée, il le défend, défend le gouvernement et défend le PS en s'attaquant à ceux qui ne pensent pas comme lui. » Heureux d’apprendre que je défends le PS alors que je n’arrête pas de souligner qu’il ne fout rien. Je crois bien avoir demandé la tête de Désir, d’ailleurs.

Corto : « @Pangloss: finement observé, j avais noté moi aussi qu il s'était renfrogné a partir de la campagne présidentielle. Depuis, il est plus mauvais, plus aigri, aussi. comme s'il regrettait sa position d'opposant, comme si sa "position " de blogueur de gouvernement l empechait aussi de dire tout le mal qu il pense de Pépère. » Il est vraiment très drôle. C’est lui qui m’a tourné le dos (au figuré, hein !), un beau jour, quand il a commencé à ne plus supporter la contradiction.

Sen : « C'est sans doute une nouvelle manœuvre programmée par l'Elysée. » Il est rigolo, aussi. Je vais lui annoncer une mauvaise nouvelle : l’Elysée n’a profondément rien à cirer des deux ou trois blogueurs de droite militants. « Rappelez-vous, des bloggueurs de gauche ont été reçus à L'Elysée ("Moi-Je je ne recevrai pas de journalistes ni de bloggueurs à l'Elysée" avait-il dit !...). » Ah ! Hollande avait dit qu’il ne recevait pas de blogueurs ? « Une consigne a sans doute été donnée : attaquer les blogs de droite car comme les bloggueurs de gauche n'ont pas de quoi alimenter positivement leurs blogs en défendant leur gouvernement, cela provoque la déprime des sympathisants de gauche. » Je me répète mais l’Elysée se fout totalement des blogueurs de droite. Surtout, dire de moi que je n’ai pas de quoi alimenter mes blogs, avec les tartines que je fournis.

Corto : « @sen: je n y avais pas pensé mais pourquoi pas, ça tient la route. Et j imagine bien Pépère ou le pote a Jegoun, maintenant appointé par la République, Pigenel, leur dire: allez les chiots, attaquez ! » Le blog de Romain (Pigenel) qui est presque fermé maintenant est parmi les blogs qu’il remercie.

François : « Relisez-vous un peu, notamment la V1 de ce blog. Les billets étaient mieux écrits et davantage argumentés avec des avis moins tranchés (comme si tous les sujets étaient blanc ou noir..., je ne le pense pas). Sinon, comment expliquer que ce blog soit devenu le lieu de ralliement de toute la réacosphère, à la mode "droite PMU" le plus souvent. » Tiens ! Un contradicteur ! Il est temps... Je confirme ! Corto a pété une durit peut avant de changer de blog.

Marianne (qui était une bonne commentatrice chez Romain) : « Comment faut-il vous le dire, mon cher Corto, vous n'avez pas à vous justifier de ce que vous écrivez. Ne voyez-vous pas que vous lui faites de la publicité à ce Jegoun ? » Marianne, n’inversez pas les rôles... « Sans compter qu'il y a de grandes chances pour que Sen ait raison et qu'attaquer les blogs de droite soit une stratégie. » Z’avez de la chance que je vous aime bien pour une raison qui m’échappe mais vous êtes vraiment sérieuse quand vous dites que l’Elysée a une stratégie avec les blogs de droite ?

Titi : « Tout à fait d'accord avec Marianne...  Cela dit, ce qui me fait marrer c'est que le mec il doit pas avoir souvent des idées ou de l'inspiration s'il vient chercher les deux sur ton blog.... » Nous avons encore à faire à un beau con : dire de moi que je ne suis pas inspiré est assez fort. Dans mes quatre principaux blogs, j’ai fait depuis leur création 12238 billets, soit environ 1900 par an, soit 5,2 par jour. Je ne suis pas inspiré...

Mauricette : « Il m’arrivait parfois, du temps du regretté Coucou de Claviers, de lire quelques uns de ses billets. Mais depuis l’avènement du Grassouillet, ce type est devenu imbuvable. » Ma pauvre chérie. Tu devrais t’interroger sur ton fonctionnement à toi. Depuis que Sarko a perdu, tu fais probablement un projet en illégitimité à la gauche... « Et j’apprends qu’il s’adonnerait à la boisson ! » Tu apprends seulement maintenant ? Il faut te renseigner un peu mieux...

Grandpas : « Sur le fait que Mollasson est demandé aux blogueurs de gauche de faire des blogs-wars, on le savait bien bas mais là, il est pathétique. » Il ferait mieux de s’interroger sur l’enseignement de l’orthographe, c’est sûr ! Corto : « @grandpas: ce n'est qu une supposition, qui tient la route - Pourquoi avoir reçu les blogueurs de gauche si ce n'est pr leur demander de soutenir le gouvernement - mais ce n'est qu une supposition. » Ce n’est qu’une supposition. Je me demande en effet pourquoi demander à des blogs qui soutiennent le gouvernement de soutenir le gouvernement... Ce garçon est étrange dans sa folie...

Pierre Chappaz : « Incapable d'argumenter, Jegoun est un spécialiste de l'insulte. Comme ses affidés, il est d'autant plus agressif que son gouvernement échoue. » Ah ! Il n’a pas digéré qu’on critique sa société et qu’on le compare à un exilé fiscal parce qu’il gagne beaucoup de sous en France mais habite la Suisse pendant qu’il disait que le pays était foutu parce que dirigé par des socialistes... Je vais néanmoins poser une question à Pierre : qui se fait insulter, ici ? Corto : « @Pierre Chappaz: bienvenue ici ! » Là ! Il a fait pipi dans sa culotte.

Corto : « AVIS ! Pour info, le genre de tweet que balance ce gars sur twitter déconseillant à ses affidés de venir sur mon blog: jegoun ‏@jegoun 10 h “@JeandelaXR: je viens d'aller voir le blog d'un réac. et j'ai failli vomir mes cannellonis ! #beurk” ne vas pas chez @corto74 ». Attention ! Avis ! AVIS ! C’est important ! ECOUTEZ MOI BIEN, qu’il dit…

Respirons ! Je fais des billets pour parler de Corto avec des liens vers chez lui mais je déconseille à mes affidés d’aller sur son blog. Je vais prendre une aspirine.

Reprenons. Jean a tweeté : « je viens d'aller voir le blog d'un réac. et j'ai failli vomir mes cannellonis ! #beurk » Je devine qu’il a été chez Corto et je me fous de sa gueule…

Aucun humour, aucun recul…

Corto avait tweeté : "j'ai lu le dernier billet de @jegoun je confirme ce gars est aveugle, borné et sourd. Sectaire aussi. Gauchiste donc !" Et la secte des commentateurs de Corto ?