mercredi 10 juillet 2013

Le prétentieux du jour


"Tu seras meilleurs (sic) que moi". C'est beau. Il traîne beaucoup chez Elooooody, un peu chez Didier Goux et ici. Pas sur mon blog politique (de mémoire). 

mardi 9 juillet 2013

Vive la justice !

Être blogueur de droite, c'est quelque chose ! Après nous avoir expliqué pendant des semaines que la justice était pourrie, aux ordres du gouvernement, voila Corto qui nous explique que justice a été rendue.

"Qu'il se méfie, Nicolas, nombreux seront ceux qui vont chercher à l'instrumentaliser et à le manipuler; merdias en tête..."  

Ah ! Qu'est-ce qu'il est en train de faire, le Corto ?

"Cette andouille de Ségolène Royal". C'est quoi cette manie de traiter les gens d'andouille ?

http://corto74.blogspot.fr/2013/07/comme-un-veilleur-debout.html

Ramadan demain

C’est le bordel en musulmanie. Le CFCM avait prévu de faire commencer le ramadan aujourd’hui. La mosquée de Paris a dit : que nenni, bordel, ça sera demain. Ils se sont engueulés toute la matinée et le CFCM a finalement revu sa position.

Ca me permet de me moquer de mes collègues de travail qui ont commencé aujourd’hui à jeuner.

Rappelons que le CFCM (Conseil français du culte musulman) a été créé par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’intérieur, ça ne mange pas de pain.

Cher Babordeur

Cher ami Babordeur,

Je te remercie pour ton gentil mot d’hier mais je dois avouer que je n’y comprends pas grand-chose. Peut-être n’en ai-je strictement rien à foutre ce qui pourrait expliquer mon état dubitatif, ce matin. Que l’on vienne te demander des comptes à notre sujet, nous autres, les blogueurs estampillés de gouvernement, ne me regarde pas.

Si tu as besoin de te justifier de fréquenter des gens, c’est que tu es mal dans ta peau. A une époque, on m’avait reproché de fréquenter des réactionnaires : j’ai envoyé chier tout le monde avec un seul argument. Je fréquente qui je veux et je ne choisis pas mes amis, ils viennent à moi. Je suis un être humain, pas une espèce de robot péremptoire de chez Twitter.

Pour ma part, j’ai déserté plus ou moins Twitter pour la politique, utilisant ce machin comme un réseau social, tu sais, un truc pour papoter avec des potes. J’y raconte un maximum de bêtises mais évite d’y aborder les nuances de la gauche, elles me sortent par les trous de nez et, le cas échéant, j’ai un blog politique et sa présente annexe pour en parler.

Je vais néanmoins tenter de répondre à ta missive point par point.

Petit 1 : « On nous demande de te définir, on voudrait même parfois que nous dressions une liste. » Ben oui, tu t’adresses à nous et tu ne sais pas qui on est.

Petit 2 : « On pense que notre ambition est de te démolir, te maraver, te cartonner, te faire mordre la poussière (entoure la mention qui te convient). » C’est amusant, je m’en fous totalement. C’est à toi de te justifier avec ce « on » dont je crois devinez les contours.

Petit 3 : « On nous reproche de parler avec toi (si si), d’être courtois (autant que faire se peut), de ne pas refuser le dialogue avec le social-traître que tu es. » Je ne crois pas parler avec beaucoup d’entre vous. J’ai tendance à unfollower voire à bloquer ceux qui viennent me chercher pendant mes heures de loisir. Mon côté soupe-au-lait.

J’interromps temporairement la rédaction parce qu’il me semble que Juan a répondu aussi à ton courrier. A la lecture, je ne sais même pas de quoi il parle. Moi, le matin, je prends l’actualité et j’en fais des billets de blog. Ce matin, j’ai même été fainéant puisque j’ai repris des informations de deux billets pour en faire deux à mon compte, un pour taper sur l’UMP, l’autre pour évoquer le Grand Paris. Deux petits billets. J’essaie d’évoquer des sujets qui m’intéressent et qui servent à quelque chose. Je conserve mon annexe pour envoyer des plis à d’autres blogueurs. Depuis quelques jours, ce sont surtout les blogs de droite qui prennent dans la tronche, ça me parait plus utile. Bon, je reprends ma lecture.

« Tu vois comme c’est simple ? Mets-toi un peu à notre place. » Ben non, pourquoi irai-je me mettre à votre place ? Je me fous de ce que tu peux faire ou prendre. Tu n’es pas le centre du monde à part pour toi comme je suis le centre du monde pour moi.

« Blogueur de Gouvernement, qui es-tu ? » Ah ! Une question intéressante. Tu donnes une définition qui ne me convient pas totalement parce tu donnes l’impression que l’on est calculateur. J’avais un blog « familial » et, un jour, j’ai eu envie de parler politique, c’était fin 2005. J’ai donc créé mon blog politique. De fil en aiguille, j’ai rencontré d’autres blogueurs et mon blog a commencé à monter dans les classements parce que j’étais bien le seul à n’avoir rien à foutre de la politique. Ce qui m’intéresse, dans les blogs, ce sont les relations avec les copains. Du coup, je me suis retrouvé « blogueur emblématique ». La campagne pour la primaire de 2011 est arrivée et j’ai choisi François Hollande. Les copains de son équipe web m’ont proposé de leur filer un coup de main, j’ai accepté. Voilà l’histoire. Je me suis retrouvé dans l’équipe web de campagne et, ayant soutenu un candidat, je n’allais pas le lâcher comme une vieille chaussette…

« Tu t’es sans doute réjoui de son élection (nous aussi tu sais, nous avons eu notre moment d’euphorie le 6 mai 2012). Et depuis, tu soutiens. Pas tout, pas tout le temps, pas indéfectiblement, mais suffisamment souvent pour qu’on te le fasse remarquer. Tu auras beau jeu de nous dire que tu as protesté contre l’ANI ou que les dernières saloperies de Manuel Valls te révoltent, tu es un soutien. » Je n’ai pas parlé de Manuel Valls (ou très peu), je n’ai pas protesté contre l’ANI : j’ai salué la méthode mais j’étais déçu par le résultat. J’ai critiqué le CICE et l’augmentation de la TVA. Mais je n’ai pas la prétention de croire que l’on pourrait mener une politique qui me satisfait sur tous les points. Pour le reste, je préfère le climat qui règne maintenant sur la vie politique française que celui qui régnait il y a quatorze mois et des brouettes. Tu me trouveras probablement un peu léger mais je n'ai aucun moyen d'action pour obliger l'Etat à changer de politique.

« Nous ne savons pas trop si tu vois ou non la ligne libérale suivie par ce gouvernement, mais tu t’en accommodes. » Je m’en accommode parfaitement. Par exemple, le gouvernement a permis le mariage pour tous, ce qui me semble libéral. Je suis fatigué par ces internautes de la vraie gauche qui confondent le libéralisme et le capitalisme financier.

« Tu penses (sincèrement ?) que la politique menée est une politique de gauche. » C’est surtout toi qui pense qu’elle n’est pas de gauche parce que tu voudrais que toute la gauche soit comme toi. Comme je le disais dans mon billet d’hier, les blogueurs réactionnaires pensent que la politique de Nicolas Sarkozy était socialiste (car elle était particulièrement interventionniste). Je sais, c’est grotesque. Mais vu de l’autre côté aussi…

« Blogueur de Gouvernement, notre cible, notre punching-ball ? Tu ne serais pas un peu parano ? » Là, je ne comprends plus. C’est toi qui parlait d’un « on », plus haut. Moi, quand un type me prend pour cible, je l’insulte, je l’unfollowe et s’il passe à la Comète, je lui offre une bière.

« Au cas où tu ne l’aurais pas encore remarqué, les personnes nous importent peu. » C’est bien ce que je te reproche. Doublement, d’ailleurs. D’une part, tu devrais t’intéresser aux personnes, ça t’aiderait à avoir une vision politique de la France d’autant qu’il me semble intéressant de penser qu’on fait de la politique pour les autres. Mais moi, je suis réellement de gauche. D’autre part, tu vocifères dans les réseaux sociaux. Si les personnes ne t’importent pas, je peux te suggérer la médecine.

« Nous ne nous arrêterons pas de tirer à feu nourri sur ce gouvernement tant que nous trouverons ça nécessaire. » Fais, fais… Je n’ai pas vu dans Babordage un seul sujet de fond sur la politique. Ce qu’on doit faire, les conséquences, …

« Mais si tu restes entre nous et la cible, dans la ligne de mire, tu n’es pas à l’abri de te prendre une balle dans la tronche. » Tu deviens hargneux, méchant et bête. Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes dans les réseaux sociaux. Cela étant, je ne sais pas vraiment à qui tu t’adresses. C’est un peu comme si tu disais : on hésitera pas à leur tirer dessus, à ces méchants blogueurs de gouvernement, car on est aussi voire plus à gauche que toi nananère.

« Tu n’es pas notre objectif, tu es un dommage collatéral. Les guerres propres n’existent pas, tu le sais bien. » Reste calme. Nous ne sommes pas en guerre. Nous ne sommes pas des dommages collatéraux. Les dommages collatéraux sont les Français, tu sais, ce machin qu’on appelle le peuple. Tu peux commencer à préparer le retour de Sarko au pouvoir en 2017, c’est ton problème.

« Blogueur de Gouvernement, tu nous parles, nous te répondons (et vice versa). Et tant pis pour ceux que ça dérange. » Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop long pour justifier à « on » que tu nous parles ?

« D’abord, nous parlons avec qui nous voulons. Ne nous fais pas dire ce que nous n’avons pas dit, nous ne parlons pas avec tout le monde, mais nous apprécierions assez que l’on nous laisse faire le tri nous-mêmes. » Ah ! Ben là, dans le courrier que tu m’envoies, on dirait bien que tu ne t’adresses plus du tout à moi… Mais à ce mystérieux « on ».

« Si nous avons une toute petite ambition, elle n’est pas de faire basculer l’électeur du parti chrétien-démocrate vers le parti ouvrier indépendant ; mais bien de convaincre l’électeur du parti socialiste de la publicité mensongère que constitue le nom de ce parti ; et que s’il veut voter à gauche, il devrait changer son fusil d’épaule (on file la métaphore militaire tavu ?) » C’est amusant, tu n’as toujours rien compris à l’influence des blogs. Tu as quoi, 10000 lecteurs par mois, 20 000 ? Allez ! On va dire 45 000. C’est plus simple pour les calculs, il y a 45 millons de personnes inscrites sur les listes électorales. Il y a donc 999 électeurs sur 1000 qui ne lisent pas ton blog. D’ailleurs, ton blog est fréquenté exclusivement soit par des gens qui sont déjà convaincus parce que tu as à dire, soit par des lascars comme qui viennent voir, de temps en temps, ce que vous avez pu inventer.

Si les blogs peuvent avoir une influence, c’est en jouant collectif. C’est un truc de gauche, tu devrais connaître.

« Un jour, peut-être, tu feras un pas vers nous. » Serais-tu en train d’expliquer à ce fameux « on » que tu espères nous retourner ?

Serait-il si dangereux que ça ou est-il un simple clown, comme tant d’autres, qui se prend au sérieux dans Twitter ?

Dans l’attente, si on pouvait arrêter de ridiculiser la blogosphère avec ce genre de propos. Tiens ! Le pape a dit des trucs très bien, à propos de l’immigration. Tu as un avis là-dessus ? Et les 50 morts, au Caire, hier, qui se sont fait tirer dessus par l’armée qui a fait un coup d’Etat ? C’est compliqué à évoquer pour un blog de gauche ?

Et Abidal qui revient à Monaco, hein !, tu y penses à Abidal qui revient à Monaco ?

Cordialement,
Nicolas

lundi 8 juillet 2013

Le blogueur qui insulte

Dans le même billet, ce blogueur réactionnaire arrive à dire : « Je vais payer pour espérer faire la nique à tous ces gauchiards qui n'ont de cesse de critiquer, insulter et railler ceux qui ne pensent pas comme eux. » et toutes les trucs que je vais citer ci-dessous.

Vous pouvez deviner de qui il s’agit même sans utiliser Google. Nous sommes les gauchiards qui insultons.

« je rétorquerai, à chacun sa croix, d'autres, sans être au PS, ont bien soutenu l'espèce de gaffe ambulante qui dirige le pays aujourd'hui; moins d'une année aura suffi pour voir à quel point Pépère est assurément né d'une banane. Les cocus sont légions aujourd'hui. »

« Merci à Pépère et à sa clique, l'incompétence ne peut être travestie bien longtemps. »

« je vais donner pour ne pas avoir à regretter de n'avoir rien fait pour lutter contre cette gauche sectaire et arrogante. » « Je vais donner pour avoir un peu plus de chance de voir disparaître des écrans radars, dès que possible, Pépère et sa clique d'idéologues nuisibles. » « Je vais payer pour espérer ne plus voir hollande nous ridiculiser. »

« rabattre leur caquet à tous ces vilains; notre "nabot" vaut certainement mieux que le leur. »
« Je vais donner parce que j'aime autant les riches que les pauvres, c'est la malhonnêteté que j'exècre »

« Je vais donner parce que je ne pardonne plus rien: les mensonges et la démagogie hollandaise, […], l'arrogance des socialistes, le sectarisme érigé en mode de gouvernance, l'amateurisme sur les questions économiques ou sur la politique étrangère, les blagounettes à deux balles […]. »

Et c’est moi qui suis grossier et vulgaire ?

Cela étant, on pourrait aussi parler du fond. Par exemple, l’amateurisme sur les questions économiques ou sur la politique étrangère. On a vu les résultats de la droite en matière économique… Quant à la politique étrangère, il faudrait poser le question à Kadhafi.

Vous avez deviné ?

samedi 6 juillet 2013

Fautes d'orthographe dans les blogs (bis)

Dans mon billet de ce matin, je voulais écrire : "En outre, les élus UMP sont ..." J'ai écrit à la place : "Entre outre, les élus UMP sont ..."

C'est resté trois heures en ligne, personne ne l'a signalé... Pourtant, je trouve ça rigolo...

vendredi 5 juillet 2013

Signaler les fautes dans les billets de blog...

Dans mon billet du blog politique, j'ai écrit, à propos de la campagne de Nicolas Sarkozy, à 18h55, "La Cour des comptes a rendu la seule décision qu'elle pouvait prendre."

Je publie et je me rends compte de ma grosse bévue. Je corrige : "La Cour de cassation a rendu la seule décision qu'elle pouvait prendre. "

Trois minutes après, je me dis "quel con" et je corrige : "La Conseil Constitutionnel a rendu la seule décision qu'elle pouvait prendre."

Content du devoir accompli, je vais dîner. À 19h40, je constate que mon billet a un ou deux commentaires et a RT plusieurs fois. 

Pas un seul ne m'a signalé ma grosse double ou triple bévue !

jeudi 4 juillet 2013

Sarkozy la victime ou la blogowar du siècle ?

Dans l'actualité, il y a un sujet explosif que je traiterais si j'étais blogueur de droite : les déclarations de Delphine Batho ! Je ne sais pas si vous vous rendez-compte des accusations qu'elle porte ? Ben non.  Parmi les blogueurs de droite, le sympathique Authueil l'enfonce et Corto défend Sarkozy. 

Par contre, si j'étais de la gauche de la gauche, contrairement à Gauche de Combat, je ne traiterais pas le sujet Batho un jour comme aujourd'hui, ou, plus exactement, je finirais par taper sur l'UMP pour éviter de montrer que mon combat politique est seulement dicté par la haine de la gauche, celle des électeurs. 

Corto ose tout. Pour un peu le Conseil Constitutionnel serait un truc de gauche. Il s'efforce de casser les membres un par un. Puis il tente de démontrer que la décision est injuste. Ça fera plaisir à ses lecteurs.  

Il ne se rend pas compte à quel point il défend Marine Le Pen (private joke entre nous). Le seul angle de défense est l'erreur idiote, comme pour l'avion de Moralès. Savoir faire profil bas. Et traiter ça par l'humour, ce que j'ai fait avec Sarkozy et Morales sur mon blog. 

Il va aider MLP à démontrer que tous les partis politiques sauf l'UMP sont complices. Bravo !

Et voila, le camarade Gauche de Combat qui rentre dans le jeu. Il nous fait un billet pour enfoncer le gouvernement à partir des déclarations de Delphine Batho. Il n'a toujours pas compris qu'il fallait se battre sur le terrain des idées par sur les dénonciations mesquines qui ne font que renforcer la position de l'extrême droite. 

Je ne comprends pas cette manie de faire du buzz à contre temps : demain, la presse fera la une avec Nicolas Sarkozy. C'est ainsi. Un élu UMP accusait le Conseil Constitutionnel d'avoir pris sa décision aujourd'hui pour étouffer l'affaire Batho. Il ne se rend pas compte qu'il va passer pour totalement ridicule. 

Compte tenu des modes de désignation des membres du Conseil Constitutionnel, ce machin est forcément de droite et anti-socialiste. Arrêtons de prendre les électeurs pour des cons. L'UMP a mal géré les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. L'UMP est punie. On ne rigole pas avec la démocratie. On ne dépense pas l'argent public n'importe comment et on respecte les militants. 

Il a ruiné la France mais, comme le fait remarquer le camarade Romain, les 11 millions ne sont rien par rapport aux 600 milliards. 

Comme Rosa, Bembelly et lui, il faut en rigoler. Si bloguer ne sert à rien, autant le faire avec humour.