Le Chafouin devrait lire mon blog geek et notamment
cebillet, ainsi que tous mes blogs, d’ailleurs, avant de tirer des
conclusions débiles et de les tweeter sans la moindre réflexion, postant comme
beaucoup de twittos un jugement hâtif. Il mérite bien un billet.
Je résume le billet en question : des études
scientifiques montrent qu’un « réseau social » ne peut pas contenir
plus de 150 membres. Or « mon » réseau social, composé des blogs, de
mes comptes Twitter, Facebook et Google+, articulé autour de mes blogs puisque
c’est pour ça que je traine sur Internet est composé de 300 ou 400 personnes
que j’identifie au premier coup d’œil.
Ainsi, le nom ou le pseudo de 300 ou 400 personnes me remet
en mémoire soit les circonstances de la rencontre, soit des conversations que j’ai
eues avec elles, soit des blogs que je lis, …
Au total dans mes comptes des réseaux sociaux (Google+,
Facebook et Twitter mais aussi Google Reader qui contient 80 blogs de potes, en
plus des blogs ou sites qui m’intéressent uniquement pour l’information qu’ils apportent),
j’ai entre 600 et 1000 abonnés. J’ignore le nombre, ayant la flemme de compter
ceux à qui je suis abonné dans plusieurs réseaux sociaux différents.
Toujours est-il qu’il y a aussi entre 3 et 400 lascars,
probablement plus, auxquels je suis abonné sans absolument savoir de qui il s’agit.
Parmi les 300 ou 400 cités plus haut
, il y a 80 ou 100
personnes qui sont devenues des potes (s’ils ne l’étaient pas déjà avant,
comme
Gaël),
que je vois même plusieurs fois par mois comme
Seb,
Dagrouik
et
Gildan qui viennent à chaque
KdB. Je vous passe ceux comme
FalconHill
qui passent à la Comète quand ils viennent à Paris,
le vieux qui ne perd pas une occasion
de venir faire la fête à Paris ou
Poireau
chez qui je m’invite pour les vacances assez souvent. Et il y a tous les
autres, comme
Olympe qui m’invite
au théâtre prochainement (mais j’ai décliné, comme je bois toujours des bières
avant les spectacles, j’ai toujours envie de pisser au milieu). Je ne peux pas
citer tout le monde ; c’est un peu dommage pour ce genre de billet. Les
leftblogs, les copains de Tours et des Côtes d’Armor que je connais grâce à Gaël
et aux vieux, tous ceux qui viennent aux KdB, les copains de Pearltrees, les
copains de restos comme Pierre et Hyp, … Les copains météorologues et les
copines qui bossent avec des fous. Les copains écolos et les copains socialos. Les stars et starlettes du web sympathiques
et tout ça.
Il y a même des collègues de travail, c’est vous dire !
Il y a aussi des personnalités politiques que je connais (et qui me connaissent
plus ou moins, comme Alain Lambert avec qui je plaisante souvent dans Twitter).
Et surtout des membres de ma famille. Les réseaux sociaux se croisent.
Je récapitule donc mon affaire. Dans mon « réseaux
sociaux internet », j’ai probablement 100 proches, 300 personnes que je
connais de nom et plus de 400 gugusses dont je n’ai jamais entendu parler
sauf au moment de leur abonnement à mon compte tweeter ou Google+ et de la
réception de leur demande « d’ami » dans Facebook. Je vous passe
toutes les andouilles que je croise dans Foursquare, Linkedin, Viadeo et un
autre machin dont le nom m’échappe, sans compter les centaines de services que
j’ai testés au cours de ma carrière de blogueur.
J’ai donc d’un côté 100 proches et près de 1000 lascars
dont je n’ai pas grand-chose à foutre et qui me le rendent bien, d’autant
que j’ai découvert avant-hier qu’une étude scientifique démontre qu’on ne peut
pas dépasser 150 lascars dans un réseau social. Je revendique le droit de les
unfollower comme je veux même si, pour le Chafouin, il s’agit d’une erreur (je
le connais comme blogueur depuis avant Twitter).
En outre, je viens de claquer la porte d’un machin de
classement de blogs avec pertes et fracas basé sur la taille d’un réseau social ;
je ne vais pas recommencer les mêmes conneries et la chasse aux abonnés.
Vous pouvez me suivre sur Twitter ou Google+ et même me suivre Facebook (mais
je limite les conversations avec des gens vraiment proche), ne m’obligez pas à
vous suivre en retour (même si je le fais systématiquement ou presque, par
politesse et hors Google+, ce qui permet de se faire parfois de nouveaux potes).
Si vous ne voulez suivre que mes blogs, abonnez-vous
@jegounblogs (j’y diffuse aussi les billets de quelques copains dont les blogs
débutent) ou aux pages Google+ et Facebook associées à mes blogs (voir dans la
colonne de gauche). Vous pouvez aussi vous abonner par agrégateur de flux. Si
vous voulez suivre mes conneries de bistro dans Twitter, abonnez-vous à mon
compte Twitter principal @jegoun. Si vous voulez suivre mes échanges avec
neveux et mes copains d’enfance, vous pouvez aussi vous abonner à mon compte
Facebook.
Mais ne m’obligez à aucun retour.
Pour le reste.
Dans la vie, j’ai un certain nombre de centres d’intérêt,
outre mon boulot (j’ai de la chance…), les bistros et surtout la famille, les
copains et tout ça. Parmi elles, il y a les blogs. Je tiens des blogs. Dont un
à propos de la famille, des copains et des bistros et un à propos du boulot où
je ne raconte rien à part des anecdotes sans intérêt, le reste étant interdit.
Parmi mes centres d’intérêt, il y a donc les blogs, mais
aussi les réseaux sociaux (pas en tant qu’utilisateur, en tant qu’observateur),
l’évolution du marché des acteurs de l’informatique, les iPhone, … J’ai donc un
blog geek.
Parmi ces centres d’intérêt, il y a la politique. J’ai donc
un blog politique.
La conjonction de ces trois facteurs, et non pas mon égo
contrairement à ce que prétendent périodiquement certains connards, ont fait
que mon blog politique a été très bien placé dans un classement et que mon
compte Twitter est très vieux et plein de followers.
Je n’ai aucune raison valable de devoir supporter les gens
qui m’emmerdent, ce qui inclut des twittos qui se croient encore plus
importants que les blogueurs politiques et des connards dans les commentaires
des billets de mes blogs.
En quittant les classements, j’ai terminé la course à « l’influence »,
cet espèce de machin mesurable « avec » les réseaux sociaux. Je n’ai
donc aucune raison de dépasser la taille critique d’un réseau social que des
scientifiques ont estimé à 150 (mais peu importe, je n’ai pas l’habitude de
compter les amis).
Par ailleurs, en tant que blogueur passionné par les réseaux
sociaux mais ayant fait des statistiques, j’ai fait différentes études dont j’ai
publié le résultat dans le blog geek. Un des premiers constats est que le
travail que fait le blogueur dans les réseaux sociaux pour assurer la promotion
de ses blogs est totalement inutile. Le deuxième constat, déjà plus ancien, est
que l’audience des blogs n’a aucun intérêt en tant que tel, seule compte un
indicateur d’audience de chaque billet par rapport à une audience moyenne.
J’ai aussi fait des études pour lesquelles, je n’ai pas
encore publié les résultats. Par exemple, j’ai lancé un truc hier. J’ai fait
beaucoup de billet sur le blog politique et un seul aujourd’hui, pour voir. Je
n’aurais le résultat que demain matin mais à l’heure où j’écris ce billet, je
vois déjà la conclusion se dessiner : l’audience individuelle de chaque billet
(les cinq d’hier et le seul d’aujourd’hui) est « nulle » mais l’audience
globale du blog est conforme la moyenne.
J’en tire une première conclusion : l’audience de
mes blogs ne dépend pas de ce que j’y écris. Donc, l’audience de mes blogs
ne dépend pas de mes propres centres d’intérêt.
Il n’y a donc aucune raison valable pour que je fasse de la
course à l’audience et que je ne me fâche pas avec des followers. Cela étant, j’ai
arrêté la course à l’audience depuis longtemps (voir le deuxième constat, un
peu plus haut).
J’ai même été plus loin dans cette dernière étude : les
billets qui marchent (en nombre de RT et en audience) concernent des sujets qui
ne m’intéressent pas. Sur les trente quatre derniers billets du blog
politique (une douzaine de jours), un billet à propos d’un marginal dans les
bistros a bien marché de même que deux de « propagande gouvernementale »
(donc relayés par tous les supporters), un de publicité pour le livre d’une
copine et sept à propos de Twitter ou les blogs (notamment à l’occasion des
affaires FdS et de la boite qui fait les classements)… Il reste 22 billets qui ont
été des bides (ce qui n’est pas très grave : quand je fais des billets
pour annoncer un Kremlin des Blogs, ce n’est pas pour faire de l’audience mais
pour prévenir les copains).
En résumé, sur les 34 derniers billets, un seul dans la thématique
du blog a bien marché, une histoire de marginal dans les bistros. Ca fonctionne
toujours très bien quand je fais pleurer les lecteurs mais il y a peu de
commentaires, souvent. Enfin, le 35ème billet a bien tourné et est
au cœur de ce que je voudrais faire dans ce blog : parler de politique
avec un peu de bon sens.
Des phénomènes du même genre sont observables dans les
autres blogs. Dans le blog geek, si je mets les mots « batteries » et « iPhone »
dans le titre, je suis assuré de faire un bon score mais je m’en fous (à part
des trucs qui permettent d’économiser…). Dans le blog bistro, que j’ai un peu
délaissé depuis les vacances, mon dernier billet à avoir eu un nombre
significatif de lecteurs est à propos du Prince Harry nu, le 22 août. Je l’ai
fait parce que j’aime bien rigoler avec le buzz mais ce n’est pas ce qui m’intéresse :
des histoires personnelles et des histoires de bistro. Ce n’est pas, non plus,
ce qui intéresse mes lecteurs habituels.
Enfin, j’ai un compteur de visites global pour mes quatre
blogs. Je ne fais pas une journée à moins de 1100 visites (les dimanches si je
ne fais pas de billet le samedi ou le dimanche) pour une moyenne d’environ 1400
avec des pointes à plus de 2000 (sur le dernier mois, avant les élections c’était
à peu près 75% de plus). La différence entre 1100 et 1400 me permet de conclure
que j’ai en moyenne 300 personnes qui viennent sur un de mes quatre blogs pour
voir ce que j’y écris, les autres débarquant par hasard.
Pas de quoi pavoiser…
Je m’emporte, il faut que je résume.
J’aime bien écrire des billets de blog à propos de sujets
qui m’intéressent et lire les billets des copains pour les sujets qui les
intéressent, eux. J’ai bien obtenir de l’information pour des sujets qui m’intéressent.
J’aime bien papoter avec les gens, surtout les copains, essentiellement dans
les commentaires de nos blogs respectifs, dans Twitter et d’autres réseaux
sociaux.
Je me contrefous de tout le reste, y compris des followers
inconnus et des emmerdeurs.
Parmi eux, il y a ceux qui me cherchent mais aussi ceux qui
adoptent des postures lamentables et qui portent des jugements à l’emporte
pièce. Je devrais les virer.
Mais certains sont des copains. Je les garde. J’ai des
valeurs plus importantes que des postures.
Je présente mes excuses aux gens que je ne connais pas et
qui sont vexer que je les unfollowe et les invite sérieusement à prendre un
psychiatre.
Mais arrêtez de me casser les burnes pour un unfollow que
j’ai fait parce que je ne vous connais pas, parce que vous m’avez cassé les
burnes ou parce que j’ai fait une erreur de manipulation.