Je reviens
surle billet du matin de Yann où il se demande si les blogueurs politiques sont
de gentils rêveurs, voire remplacent les babas cools d’hier… Je reviens sur le
sujet parce qu’un twittos a fait le rapprochement de mes billets de ce matin
avec celui de Yann, me qualifiant ainsi de doux rêveur.
Il se trompe : je le décrète. Mes deux ou trois billets
d’aujourd’hui sont pessimistes.
Dans
lepremier, je ronchonne a propos de la chasse à fraude sociale lancée aujourd’hui
par le gouvernement. Je dis plein de trucs, mais surtout que la machine à
communication de Nicolas Sarkozy est lancée, parce qu’en toile de fond, il s’adresse
à son électorat, à ceux qui fustigent l’assistanat, sous-entendant sans le dire
impliquer les immigrés dans le lot.
Dans
lesecond, je critique la position des Verts à propos de l’EPR. Je dis plein
de trucs, mais surtout que les Verts ont lancé la machine à perdre, en jouant
leur survie sur un point à propos duquel François Hollande ne peux pas plier, car
il renverrait une image de faiblesse, d’homme qui se plie facilement à
revendication, … Mais aussi parce qu’il aurait droit à un procès en
incompétence et en inconséquence de la part de la droite.
Ce deuxième billet pourrait d’ailleurs répondre à la
question de Yann. Les blogueurs qui pensent que François Hollande peut, voire
doit céder, sont des doux rêveurs ! Et ils sont parfaitement en droit de
dire la même chose de moi.
Je vous invite à lire
le dernier billet de Romain
à qui je vais piquer un paragraphe : «
Je me méfie
toujours grandement de la coupure qu’il peut y avoir entre les militants acharnés,
nourris 24h sur 24 à l’information politique et habitués à décrypter presque
sans y penser la propagande, et le reste de la population, même s’intéressant à
la politique, même rejetant Sarkozy – mais moins au fait de la chronique des échecs
et des impostures de la droite, telle qu’on peut la suivre au jour le jour sur
les médias militants. »
Je vais le traduire en langage PMA : « Putain de bordel, arrêtez de penser que les électeurs vont
voter en fonction du nucléaire, ils vont voter pour quelqu’un à qui ils pensent
qu’on peut filer les clés de la boutique. Vous passez trop de temps devant
Twitter, l’électeur ne lit pas le journal. Il regarde juste parfois les grandes
messes audiovisuelles, animées par ceux que vous appelez les éditocrates, ce
qui ne veut pas dire grand-chose. Et surtout ne sert à rien. »
Dans
letroisième, j’évoque des propos de Xavier Bertrand à propos de décisions
prises par le Sénat. Je dis plein de trucs, mais surtout que la communication
gouvernementale est en marche, pour le procès en incompétence de la gauche.
Et comme tous les doux rêveurs que sont les blogueurs
politiques, je crie qu’ils sont gonflés, qu’ils ont foutu le merdier
dans les comptes de l’état, qu’ils ont ruiné la France et qu’ils n’ont
évidemment de leçon à donner à personne.
Sauf que je sais que mon billet n’aura que 100, 500 ou 1000
lecteurs, que la politique ne se fait pas dans Twitter.
Je ne suis pas un doux rêveur. Je suis un blogueur. J’ai mes
coups de colères, mes points de vue sur la manière avec laquelle devrait être
traitée l’actualité. Je m’adresse à mes copains lecteurs.
Je ne suis qu’un blogueur, pas un doux rêveur.
Je suis pessimiste.