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mardi 18 octobre 2011

Un bistro sur la toile : onze conseils

Dans le blog geek, je donne des conseils sur l’utilisation des réseaux sociaux par les entreprises. Il est juste que je l’illustre par une application aux bistros.

Premier conseil : vous n’y connaissez rien, donc vous pouvez me faire confiance. Je passe assez de temps dans les bistros et dans les blogs.

Deuxième conseil : ouvrez immédiatement un blog, par exemple avec Blogger, ma plateforme, qui est vraiment très facile à utiliser. Le blog servira de support à la diffusion de contenu. Par exemple, vous pourrez diffuser tous les matins le plat du jour, dans une page vous pourrez mettre la carte, dans une autre le planning des événements que vous aurez annoncé par un billet.

Faites en sorte que vos clients prennent l’habitude de s’y connecter. Par exemple, s’ils sont habitués à avoir le menu à 11h30, ils y prendront l’habitude. Soyez fidèle.

Troisième conseil : mettez la Wifi en accès libre dans le bistro. Affichez le code de manière à ce que les clients n’aient pas d’effort à faire pour l’utiliser. Vérifier que « ça capte bien » dans tout le bistro, y compris dans les chiottes (qui n’a pas consulté Twitter en allant pisser ?). Je me rappelle, au début, la Wifi ne passait pas à la terrasse de la Comète.

Quatrième conseil : prenez un nom de domaine pour votre blog. Si vous avez un bistro qui s’appelle La Comète, faites gaffe : macomete.com est déjà pris.

Cinquième conseil : faites beaucoup de billets en précisant toutes les caractéristiques du bistro, l’adresse et tout ça, avec différentes orthographes,… Il s’agit de former Google à vous trouver facilement.

Sixième conseil : ouvrez des comptes Twitter et une page Facebook. Basculez vos flux du blog dedans.

Septième conseil : vous aurez fait tout ça le premier jour, comme ça, après, vous êtes peinard. Le tout aura pris une demi heure…

Rentrons dans le vif du sujet.

Huitième conseil : qualité. Si vous voulez que votre trilogie « blog, Twitter, Facebook » soient une vitrine du bistro, ils ne doivent pas se réduire à un machin pour déconner avec vos clients préférés, bien que eux, ils l’utiliseront comme ils veulent (notamment la page Facebook). Pour le blog, si vous faites des billets à texte et que vous ne savez pas écrire, faites faire les billets par des clients qui savent écrire.

Neuvième conseil : limitez la diffusion de contenu à ce qui concerne le bistro ou l’animation locale. Par exemple, votre blog peut être un très bon endroit pour diffuser les résultats des clubs de foot de la région, ça rendra le bistro sympathique auprès des dirigeants et viendront organiser des réunions chez vous… En fait, évoquez les mêmes sujets qu’à votre comptoir : évitez la politique… En rusant un peu, votre blog pourrait devenir la gazette locale avec trois ou quatre billets d’information par jour.

Dixième conseil : papotez avec les gens, surtout dans Twitter mais faites gaffe à ne pas y passer trop de temps. C’est le patron qui doit tenir le compte ou, au moins, une personne bien identifiée qui a un peu de temps pendant le service (hors heures de pointe).

Onzième conseil : soyez au top dans tous les outils de géolocalisation comme Foursquare ou Facebook Place. Evitez que des clients s’emparent de vos lieux et surtout que des pingouins y soient négatifs.

Au boulot !

lundi 30 août 2010

Grosse coupure

Regardez le libellé associé à ce billet, là, en bas. J’entame une nouvelle rubrique dans ce blog. En fait, c’est la première rubrique. Ca sera peut-être la seule, je m’en fous. Je suis là pour écrire des conneries. Il s’agit de traiter de la monnaie dans les bistros (voire la plupart des autres commerces).

Beaucoup de nos citoyens aimables – oui, toi aussi – n’aiment pas payer avec des gros billets dans les bistros, ils rechignent à sortir une coupure de 50 euros. Moi-même, quand je suis dans ce cas, je rajoute : « Désolé, je n’ai pas de monnaie ».

Ils ont tort ! Nous avons tort. C’est le boulot du commerçant de s’assurer d’avoir assez de liquidités diverses pour rendre la monnaie aux gentils clients que nous sommes et payons pour un service. Bordel.

En fait, le commerçant est emmerdé par la monnaie. Comme nous. Il passe des heures à faire des rouleaux pour déposer des pièces à la banque. Que croyez-vous qu’il soit plus facile et agréable à faire ? Des rouleaux de pièces ou des piles de billets ?

Enfin, si c’est un bon commerçant, il est forcément malhonnête et omet – par étourderie, hein – de déclarer la totalité de sa recette au fisc. Que croyez-vous qu’il soit plus facile de placer sous un matelas ? Qu’est-ce qui prend le moins de volume ?

Si vous aimez vos commerçants, sortez les gros billets !

(pas les loufiats qui seront emmerdés à vous rendre la monnaie, juste les patrons, hein !)