jeudi 24 février 2011

Une candidature à quoi, au fait ?

Alors que les nouveaux soutiens se multiplient (voir ceux de Philippe, David, Homer et Xapur), il est temps, pour moi d’apporter quelques précisions. Pour ce faire, je vais me baser sur la Constitution de la Cinquième République, qu’il conviendra peut-être d’adapter mais qu’il conviendrait de commencer par appliquer.

Je vais juste citer trois articles.

Article 20, à propos du rôle du Gouvernement : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'administration et de la force armée. […] »

C’est ainsi le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation, ce pourquoi il est responsable

Le Président de la République ne détermine pas et ne conduit pas la politique de la nation même si certains pratiquants ont tendance à nous faire croire à l’inverse.

En l’occurrence, je ne me présente pas, ne serait-ce que virtuellement, pour déterminer et conduire la politique de la nation.

Article 24, à propos du Gouvernement : « Le Parlement vote la loi. Il contrôle l'action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. »

Le Président de la République ne vote pas la loi, ne contrôle pas l’action du Gouvernement et n’évalue pas les politiques publiques.

En l’occurrence, je ne me présente pas, pour faire la loi, pour contrôler le Gouvernement et pour évaluer les politiques publiques.

Article 5, à propos du Président de la République : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. »

Nous y voila !

Toutes les propositions que je pourrais faire, éventuellement suggérées par vous, d’ailleurs, je ne vais pas faire un programme tout seul dans mon coin, devront rentrer dans ce cadre strict des fonctions du Président de la République.

Aussi, je les trois principaux points soulevés lors de l’annonce de ma candidature entrent dans ce cadre, notamment les volets budgétaires puisqu’ils doivent permettre le bon fonctionnement des pouvoirs publics et le respect des traités internationaux, notamment pour ce qui concerne les déficits publics mais aussi pour donner au gouvernement les moyens de travailler et de « conduire une politique de la nation ».

Si je déborde, merci de me rappeler à l’ordre. Surtout, merci de rappeler aussi à l’ordre les autres candidats, quels qu’ils soient, s’ils font des promesses ne rentrant pas dans le domaine de compétences du Président de la République.

Avant de réformer la constitution (et je ferai probablement des propositions dans ce sens mais en aucun cas il me reviendra de les mettre en application, en tant que garant de la constitution actuelle), il convient d’appliquer l’esprit de la Cinquième République.

Et hop ! C’est pas bien envoyé, ça ?

(crédit photo : APLR)

Financement de la campagne

El Camino a raison. Que dis-je ? El Camino a toujours raison. Une campagne électorale coute cher même si nous allons minimiser les frais.

Tout se mettra en place en progressivement et le budget est en cours de préparation. Néanmoins, les recettes seront organisées autour de deux axes :
-         le produit des buvettes lors des meetings. Je compte sur vous pour boire au minimum une dizaine de bières par soirée et pour assister à 7 meetings par semaine,
-         la vente de tee-shirts (notre illustration), préparés par notre modiste en chef, APLR.

N’hésitez pas à courir les marchés, les sorties d’écoles, les clubs du troisième âge, les bals de quartiers, les bals de pompiers, les bals perdus, les bals Meyer, …

Envoyer le pognon à notre trésorier alcoolique.

mercredi 23 février 2011

Journal de campagne - jour 1

Au lendemain de l’annonce de ma candidature folklorique à la présidentielle, les messages de soutien et les comités locaux se développent : Vallenain, El Camino, Eric, Gaël, Romain, Lolo, Nicolas, Disp, Melclalex, … A noter, par ailleurs, un premier ralliement de Cap 21 Tours. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle.

Plus discrets, Le Coucou, Sarkofrance, Bembelly suivent la campagne mais semble attendre quelques précisions. Juan, par exemple, semble attendre que je l’intègre au staff de campagne. Qu’il se rassure, j’ai un poste pour lui : vice-président. Excusez du peu. Le poste n’existe pas encore dans nos institutions, mais le Coucou semble attendre que je traite les volets constitutionnels. Chaque chose en son temps : je ne vais pas délayer aujourd’hui. Quant à Bembelly, il semble attendre une espèce de chasse aux sorcières, à l’issue de mon élection, pour punir ceux qui auront terni l’image de la France. C’est absolument hors de question. La justice se fera, à son rythme, mais il ne sera fait aucune loi rétroactive pour taper sur le passé : le but est de construire l’avenir.

Quitte à répondre aux premières interrogations, je préviens immédiatement mes camarades de Mulhouse que si j’entends bien avoir une campagne et une présidence festives, il est hors de question que ça se fasse aux frais du contribuable. La Présidence devra être exemplaire. D’ailleurs, je commencerai par diviser mon salaire par deux, voir par quatre. Avec 5000 euros par mois, je devrais pouvoir me payer mes bières et mes cravates à chier.

Enfin, je rappelle aux nombreux zigotos, comme Valérie, qui attendent déjà des ministères, que les nominations seront en fonction des intérêts de la nation, bordel, et pas des volontés personnelles.

mardi 22 février 2011

La campagne se met en place

Après avoir annoncé ma candidature à la Présidence, il est temps pour moi de décrire les modalités d’appartenance aux équipes de campagne, hors comité de soutien, déjà annoncé.

Les chèques sont à envoyer directement à Yann qui sera prié de les convertir en liquide. Xapur aura en charge les flèches rouges pour montrer la bonne voie aux militants. Disp fournira les jambons fromages. Gildan sera chargé de la musique pendant les meetings sauf de ceux auxquels j’assisterai. Lolobobo sera en charge des outils débiles pour faire des liens sans intérêt automatiquement.

Le siège de campagne est fixé à la Comète. Les militants régionaux sont priés de trouver des bistros s’appelant la Comète. Google est là pour vous aider. Exceptionnellement, les réunions de campagne du dimanche soir auront lieu dans des estaminets estampillés « l’Aéro ». Provinciaux, débrouillez-vous : je ne peux pas tout faire du siège central, n’étant pas spécialement jacobin.

Pour faire partie de l’équipe de campagne :
  1. Venir au siège central muni, au minimum, de 2€50,
  2. Me payer un verre,
  3. Avoir plus de sous ou négocier un crédit avec le patron.

Les missions seront simples :
  1. taper sur l’ensemble des autres candidats en maintenant que les programmes, projets, propositions ne sont que du vol,
  2. m’apporter des bières entre les prises de parole,
  3. m’apporter des bières pendant les prises de parole.
El Camino, en plus, sera chargé des bagnoles et des gonzeses. Le présent blog sera le site officiel de campagne.

lundi 21 février 2011

Merci l'hôpital public

J’ai eu l’occasion, récemment, de faire un court séjour (moins de 6 heures) à l’hôpital. J’en ai parlé sur un de mes autres blogs. Beaucoup d’apriori que j’avais ont sauté, notamment la disponibilité et la sympathie du personnel.

A part la gonzesse à l’accueil, l’espèce de grosse vache qui ouvre ton dossier dans l’ordinateur. Elle mériterait un billet de blog à elle toute seule, carrément dans le blog politique, d’ailleurs. « Hé ho, faudrait mettre à jour votre Carte Vitale ! » « Oui madame » ai-je répondu alors que je pensais « Hé ho, grosse conne, ce machin qui a plus de dix ans fonctionne encore, c’est la deuxième fois qu’elle sert depuis quatre ans, z’avez pas à me donner des leçons en matière de gestion de la sécu. »

Tous les autres ont été géniaux, notamment les trois mecs qui m’ont ausculté successivement (interne, spécialiste puis « échographe ») (compte tenu de ce que j’avais, j’aimais autant être ausculté par des hommes) (toute la blogopshère va croire que j’avais une chaude lance : rien à voir), mais aussi toutes les aides soignantes chargées de vous accompagner d’un service à l’autre ou de vous faire patienter ainsi que l’infirmier qui m’a fait une prise de sang.

En fait, à chaque moment, je savais à quoi de devais m’attendre dans la période suivante.

L’interne qui m’a reçu au début (et raccompagné à la fin) m’a expliqué globalement l’enchaînement : la prise de sang, le temps nécessaire pour avoir le résultat des analyses, l’échographie, la visite du spécialiste.

Mon arrivée à l’hosto avait mis en branle une gigantesque machine. Un truc de professionnels, bien ordonné, …

Jusqu’au spécialiste qui est redescendu aux urgences entre deux consultations, dès qu’il avait eu le résultat de toutes mes analyses pour discuter avec moi (et me rassurer).

Merci à tous.

La prochaine fois que j’entendrais parler de quelqu’un laisser à l’abandon sur un brancard dans les couloirs de l’Hôpital de Bicêtre, je lui demanderai juste s’il a bien écouté ce que lui a dit le personnel…

Pour les lieutenants de Sarkozy, la politique n'est qu'un championnat de foot

Les réactions aux propos de DSK sont assez rares ce matin. Sans doute l’ordre a-t-il été donné à tous les états majors non DSKistes de la fermer, tant DSK a-t-il probablement été parfait.

Néanmoins, je suis tombé sur les propos d’Eric Besson.

« "DSK candidat, c'est une bonne nouvelle, un match Sarkozy/DSK, ce serait une très bonne nouvelle; j'aime le football, ce serait comme un match Barça/Arsenal. Si le match a lieu, Nicolas Sarkozy l'emportera", a pronostiqué le conseiller politique de l'UMP. »

A gerber.

Ce type confond la politique et le foot.

Il a oublié que c’est le quotidien de millions de personnes, l’avenir de la France, … qui sont en jeu.

J'espère que ces propos feront le tour du web, la une de la presse, ... Pour montrer aux citoyens que tout n'est qu'un jeu pour les lieutenants de Nicolas Sarkozy, qu'ils engagent la France comme s'ils faisaient un concours de pronostics.

Il est temps de la virer, cette classe politique qui nous prend pour des clampins.

samedi 19 février 2011

Sont chiants, les copains bourrés...

Du fait de la nécessité de prendre des antibiotiques pendant trois semaines, j’ai décidé de ne même plus me taper la moindre goutte d’alcool (pas pendant trois semaines, hein ! Juste le temps pour les antibios de prouver leur efficacité) ce qui n’a rien de compliqué. Je vais vous donner le truc : il suffit de boire autre chose. Si essayez !

J’ai néanmoins entrepris ma tournée habituelle, ce midi. Apéro à l’Aréo avec Corinne et sa mère puis à la Comète avec Djibril et Tonnégrande.

En fait, le plus dur dans ce que j’ai est que rester debout longtemps est très pénible. Du coup, rester au comptoir est une galère donc je suis périodiquement obligé d’aller poser mon cul sur une chaise.

Je dis ça pour planter le décors, avec une couche supplémentaire, constituée de tous les connards avinés qui te demandent « Ah, tu bois de l’eau, t’es malade ? » « Ben oui » « Alors tu dois être vraiment malade. » « Oui, passons à autre chose, merci, tu n’es pas le premier crétin qui me fait la même réflexion » « Hihihi ».

J’ai fini par manger.

Je suis donc rentré à la maison vers 15h30 – 16h et j’ai commencé à faire le con sur Internet puis j’ai voulu faire la sieste et me suis rendu compte qu’il était 18h30. J’ai renoncé et j’ai continué mes activités blogosphériques. A 19h45, j’ai décidé de faire un tour à l’Amandine, qui était fermée alors je suis allé à la Comète où étaient le vieux et quelques débris jetés de l’Amandine.

Le décor est planté.

Le vieux était là depuis 1h30, pour vous dire qu’il commençait à papillonner. La 1664 a son âge, n’est pas recommandé par la faculté de médecine et en plus généralement, il débarque vers 19h, pas 18h15.

J’ai du flair. J’ai compris. Il était déjà saoul.

Il me dit « Ah j’allais t’appeler ! » « Non, le vieux, ce n’est pas la peine de m’appeler pour que je vienne au bistro, je n’ai pas besoin d’être rappelé à l’ordre, on en a parlé hier et je t’ai demandé explicitement de ne pas m’appeler. » « Naaan, c’est pas vrai, et puis même j’ai le droit de t’appeler. » «  Tu as le droit aussi de me laisser dormir, si je ne viens pas au bistro, c’est parce que je n’ai pas envie et tu pourrais apprendre à envoyer des SMS même si ça ne change strictement rien : si j’ai décidé d’aller au bistro, tu m’y verras, sinon, tu m’y verras pas… » « Meeeuuuh, il est de mauvais poil. » « Non, c’est toi qui est saoul. » « Naaaaan, c’est même pas vrai, je viens juste de commencer, là, à 18h15. » «  Il est bientôt 20 heures ».

Il se replonge alors dans ses mots fléchés avec une grande andouille que l’on connaît de l’Amandine et je me suis réfugié dans mon iPhone, aidant par moment mes deux compères. Plus tard, l’andouille étant barrée, j’ai tenté de me mettre aux mots fléchés. Ils avaient foiré une partie : mis des mots puis rayé, un bordel d’autant plus surprenant que le vieux est généralement méthodique.

A noter que tous les mots qu’ils avaient rayés étaient bons… Ce qui n’était pas le cas des autres.

Au bout d’une demi heure, j’ai craqué : le vieux énumérant chacune des lettres possibles à voie haute, disant toutes les pistes foireuses qu’il avait eues, m’expliquant chacune des définition (c’est-à-dire me listant toutes les significations possibles de tel ou tel mot). Alors je lui ai demandé de me laisser réfléchir et d’arrêter de causer, d’arrêter de poser ses mains sur la grille, m’empêchant de lire. Il s’est alors fâché « Mais t’es chiant, ce soir, t’es de mauvaise humeur. » « Non, c’est toi qui est bourré. » « Pas du tout, je n’ai presque rien bu, c’est toi qui est chiant, je comprends ce que c’est de ne pas boire, j’ai été obligé de le faire pendant plus de six mois, j’étais chiant aussi, je le sais ». «  Non, tu n’étais pas chiant, tu ne restais pas au bistro, tu passais au bistro pour acheter un paquet de clopes. » « Non, tu es de mauvaise humeur, c’est toi qui n’est pas comme d’habitude, on fait ça tous les soirs » « Non, on fait ça tous les soirs quand on n’a pas trouvé et que le patron va fermer, c’est-à-dire vers 22h15, là il est juste un plus de 21 h ».

De fait, il est passé au Ricard, ce qui veut dire qu’il ne peut plus ingurgiter de bière. La patronne lui a fait remarquer « Déjà ? » J’ai regardé l’heure, il était 9h20. D’habitude, il passe au Ricard après 21 heures… « Ben quoi, comme tous les soirs » La patronne : « ah non ! T’es vachement tôt ce soir ! » « Meeuuhhh naaann ! C'est comme tous les soirs »

J’ai fouillé les mots fléchés pendant une quinzaine de minutes tout seul mais ne trouvant rien à part un truc très long, j’ai jeté l’éponge (non, pas le vieux !) et je l’ai remis dans la partie (oui, le vieux) et il a recommencé à faire n’importe quoi, mettant des mots au hasard. Il en a même mis un en disant « ça ne peut qu’être ça » (aliénistes). Moi : « mais putain de bordel, arrête de faire des conneries déjà que tout est raturé ». « Mais je t’ai dit que ça existe, vérifie avec ton iPhone ». Je vérifie, ça existe mais le mot a été créé en 2008…

Je vais aux toilettes, le journal avait disparu. « J’ai décidé d’arrêter ». « Ah ! »

Il part aux toilettes, je règle mes consommations. J’attends qu’il remonte pour le saluer. « Bon, salut Vieux, à demain soir, peut-être, mais tu ne m’appelles pas si je ne descends pas ». « Ben, tu vas bien boire une petite bière, quand même. » « Non, Jojo, n’insiste pas, quand tu avais arrêté de picoler, on n’a jamais insisté. » « Mais je n’insiste pas, je propose juste. » « C’est déjà trop… » « Ben c’est pas méchant, si tu ne veux pas boire de la bière, c’est que tu as peur. » « Non, je n’ai pas peur et d’arrête d’insister. » « Mais si tu as peur, tu ne veux pas boire de bière c’est que tu as peur. » « Mais non, je n’ai pas peur, j’ai juste trois semaine d’antibios, il faut bien s’acheter une ligne de conduite, il n’y a pas de demi mesure. Quand tu avais arrêté, on ne t’a pas fait chier en insistant. » « Mais je n’insiste pas, c’est juste que tu n’as pas de vin à la maison, quand j’avais arrêté de boire, je buvais quand même un petit coup avec le fromage, tu peux faire pareil. » « Arrête d’insister ».

« Bon aller, je te paye un Vittel menthe, mais tu es chiant ce soir. Hep ! Patronne, hips, tu peux nous reservihps deux verres s’te’plé ».


« Bon, salut Patronne, Salut Clém., salut le Vieux, à demain peut-être, mais ne m’appelle pas, si tu ne vois pas c'est que je ne descends pas »

« Ben, si hips, si je t’appelle pas, comment je vais savoir que tu viens pas si tu n’es pas là ? ».

mercredi 16 février 2011

Moquons nous de @detoutderien2 et @balmeyer

J'ai fait ça avec la machine à rébus présentée par El Camino. Je n'arrête pas de jouer avec depuis le début de l'après midi. Rassurez-vous, je n'ai que quatre blogs.