lundi 13 juin 2016

L'effarant Méluche

Je recopie ci-dessous une publication Facebook de Jean-Luc Mélenchon (désolé, avec mon iPhone, je ne peux pas faire de lien vers une publication FB).

Tout est fait pour exonérer l'islam. C'est à gerber. Il parle d'homophobie ordinaire, cette tafiole (smiley !), comme s'il s'avait ce que c'est que m'homophobie ordinaire. Celle de tous les jours, des propos entendus au bistro ou des sous-entendus faits au bureau. 

Çà me rappelle la fois où j'ai traité un collègue d'une dizaine d'années de plus que moi (ostensiblement gay) de vieille morue quand il me reprochait de ne jamais prendre de poisson à la cantine. Seul lui a compris que je le faisais avec affection, pour choquer les autres, à table avec nous. Et j'ai réussi et nous étions, lui et moi, pliés de rire, tant il a souffert dans sa carrière du rejet patati patata. 

Mélenchon théorise au sujet de l'homophobie pour ce mette bien avec les minorités concernées. Vous comprenez, braves gens, c'est mal de critiquer les minorités. Ah ! Il écrit bien, le gaillard ! 

Le problème est que dès le début, il met de côté le problème religieux. L'islam. Comme si c'était mal de dire que des extrémistes religieux avaient commis un crime au nom de la religion. 

Il y a quelques temps, on "jouait" avec le "padamalgame". Je n'ai jamais fait l'amalgame. 

Mais n'oublions pas que l'extrémisme musulman est la cause de ce massacre et pas l'homohobie ordinaire. 




La publication (trop longue mais on connaît le gars) :

J’ai d’abord attendu de savoir qui revendiquait les meurtres d’Orlando. J’étais préoccupé de l’attribution à Daech, après que le père de l’assassin a démenti l’initiative religieuse, tant j’ai d’angoisse que recommence une vague de haine des musulmans. Puis rentrant en moi, je m’aperçus du contre-sens que je faisais. Ce n’est pas l’assassin qui donne son sens au crime, ce sont les victimes. Ils ont été tués parce qu’ils étaient homosexuels. Peu importe alors que les meurtres de masse soient courant aux États-Unis et qu’il y ait eu davantage de morts de cette façon que dans toutes les guerres réunies au point que Obama en soit à son 18ème discours de condoléances à ce propos. Ils étaient homosexuels ou bien en compagnie d’homosexuels dans un lieu de fête qui ne dérangeait d’ailleurs personne. 

D’aucuns montrent souvent du doigt le communautarisme homosexuel. Il me semble que dans ce cas, l’assassin atteste plutôt d’une forme particulièrement aveuglée de communautarisme. Elle doit faire réfléchir tous les hétérosexuels. L’assassin croit qu’il n’y a qu’une façon d’être humain. Tout autre que la sienne lui parait être une telle aberration qu’il en est mis hors de lui, au sens littéral. Il tue. On se demande jusqu’à quel point il ne tue pas surtout une part de lui qu’il ne supporte pas. Le désir mimétique est une pulsion extrêmement violente comme en témoigne la moindre bagarre dans un bac à sable pour une pelle ou un seau. Ce meurtrier religieux a tout d’un pécheur empêché. La haine des autres est souvent une forme de guerre avec soi. 

Donc les homosexuels assassinés le sont ici comme par un paroxysme d’une pulsion haineuse qui est largement répandue, comme nous le savons tous par expérience. Et c’est elle qui doit nous faire réfléchir sur nous-mêmes et sur le regard qui va être porté sur cet abominable meurtre de masse. On examinera les silences, les euphémisations, les contournements des verbes et des adjectifs. Combien de ceux-ci vont nier la nature du meurtre et son extrême connivence avec d’amples plaques de préjugés qui sous-tendent bien des continents de bonnes manières. Ne les voyons-nous pas si souvent jaillir en irruption de machisme et d’homophobie ordinaire ? 

Décidément, peu m’importe le meurtrier. Je vois les victimes pantelantes et les regards qui se détournent du motif du carnage. Je vois la douleur des proches augmentée du motif du crime dans les précautions de langage de la compassion. Si l’on doit devenir meilleur dans les épreuves, que celle-ci nous fasse aide à admettre l’altérité. 

JLM

4 commentaires:

  1. et y sa copine , ex-élue de l'Essonne aujourd’hui sénatrice de Paris (?) qui est candidate aux primaires
    du temps où j'étais militant à chaque élection elle changeait de coin car elle y était carbonisée dans son ancien mandat

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    1. son nom m'échappait mais il m'est revenu : Marie Noëlle Lienneman

      avec merluche et leur copain Furet ,impossible de placer un mot dans un congrès fédéral PS 91 - ils monopolisaient la première matinée du dit congrès

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  2. La stratégie pro-islam de Mélenchon est totalement assumé. Il parie sur un vote communautariste, et on en voit une nouvelle preuve. Après, les urnes décideront...

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