lundi 23 janvier 2012

Le degré zéro

Dans les commentaires de mon rapide billet de ce matin, je réponds à mon copain FalconHill avec une formule malheureuse qui n’est pas spécialement dans mes habitudes, sauf quand je parle à mes trolls. J’ai dit que je « méprisais ce genre de personnage » en parlant d’un mec dont je parlais dans le billet. Le « mépris » est un bien grand mot.

« Ce genre de personnage » représente, pour moi, tous ces crétins qui adoptent des postures, à des comptoirs (ou dans des blogs…) sans le moindre argument concret autre que le dénigrement (en l’occurrence, le zozo en question lançait au comptoir des méchancetés à propos de Cécile Duflot et de Eva Joly pour commenter le discours de François Hollande).

C’est l’intérêt des fameux « éléments de langage » très à la mode de nos jours. Par exemple, Brice Hortefeux a déclaré que Hollande était un candidat des années 70-80. Hortefeux fait son job et « ce genre de personnage » (mon client de bistro) ne retient que ça et les sert au comptoir, l’air d’égrener des vérités, sur de lui, méprisant ceux qui ne sont pas d’accord et étant incapable d’écouter les autres. En principe, je cherche à les fuir. La discussion ne sert à rien.

Les « éléments de langage » non plus, d’ailleurs : de toute manière, depuis tout petit, le zozo vote pour cette droite.

Si je suis de mauvaise humeur, c'est pour des raisons toutes personnelles. J'ai supporté l'andouille et un compère à lui pendant une dizaine d'années, tous les matins, de 7h45 à 8h... Le degré zéro de la pensée. Toujours affirmatifs, jamais réfléchis. Incapables de raisonner. Toujours agressifs.
Mais ils votent.

2 commentaires:

  1. Bon courage (la semaine est pas finie, l'année non plus d'ailleurs).

    Et puis bon, oui, des fois la discussion ne sert à rien. A quoi bon se fatiguer ?

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  2. Pas toujours facile d'éviter les cons à un comptoir.

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